Plantes mutées : ces OGM qui ne disent pas leur nom
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Plantes mutées : ces OGM qui ne disent pas leur nom


Attention, danger : OGM déguisés…
Les plantes mutées, d’un point de vue scientifique, sont bel et bien des organismes génétiquement modifiés.

Pourtant, les plantes mutées échappent aux études, à l’étiquetage,  et  se  retrouvent  dans nos assiettes sans que nous puissions les repérer !

Depuis l’apparition des OGM (organismes génétiquement modifiés) dans l’agriculture, la situation était relativement simple. Il y avait d’un côté les plantes conventionnelles, et de l’autre les plantes génétiquement modifiées. Depuis peu, on découvre qu’à l’intérieur de ces OGM, il existe un groupe de variétés végétales qui avancent masquées : les plantes mutées. En quelques années, elles se sont retrouvées dans notre assiette sans que personne ne s’en rende compte. La raison à cela : elles échappent à la réglementation des OGM alors qu’elles font bien partie de ces organismes génétiquement modifiés.

Les plantes mutées par des techniques hasardeuses

Une des techniques consiste à bombarder aléatoirement l’ADN de la plante.
Pour cela, soit on soumet des graines du végétal en question à des rayonnements (gama, UV, X, etc.), soit on les met en contact avec des produits chimiques mutagènes très dangereux (hydroxylamine, acide nitreux, etc.).
Dans les deux méthodes, ces bombardements aléatoires vont casser, modifier, un certain nombre de gènes de la plante (impossible à prévoir). On utilise ces produits à forte dose, faisant mourir la moitié des plantes.
Les graines survivantes sont plantées et les chercheurs observent alors si les mutations provoquent « l’amélioration » souhaitée, par exemple la résistance à un parasite de la plante.
Tant que l’objectif n’est pas atteint, on recommence le bombardement. Au bout d’un moment, le végétal finit par présenter le changement visé, la plante mutée est alors reproduite pour la cultiver.

Pas d’études sur les plantes mutées

Les dangers représentés par les OGM, qu’ils soient sanitaires ou environnementaux, ne préoccupent guère les producteurs, ni d’ailleurs les autorités publiques, puisque ces risques, soit n’ont jamais été évalués, soit sont très sommairement étudiés et s’ils le sont, c’est avec un recul dans le temps très largement insuffisant.

Concernant les plantes mutées, la situation est encore plus simple : il n’y a aucune réglementation particulière ! Car si elles font techniquement partie des organismes génétiquement modifiés, juridiquement, ces végétaux sont considérés comme des plantes conventionnelles. Donc aucune évaluation, aucun test, ni étude particulière, la seule obligation du producteur pour commercialiser sa nouvelle variété est de l’inscrire au catalogue officiel des variétés. Cela signifie également pour le consommateur pas de traçabilité ni d’étiquetage particulier. D’où le surnom d’OGM caché !

Quid de notre assiette ?

Dans ces conditions, il est bien difficile de savoir, dans notre alimentation, où se glissent ces OGM qui ne disent pas leur nom.
D’après une base de données des variétés mutantes, créée conjointement par la FAO (Food and Agriculture Organization) et l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), plus de 3000 variétés sont commercialisables pour plus de 170 espèces (70 maïs, 155 sojas, 42 cotons, 5 aubergines, 6 pommes de terre, 242 blés, 3 tournesols. On s’étonne au passage que l’AIEA soit impliquée dans des questions agronomiques qui a priori n’ont rien à voir avec l’énergie atomique !
Conclusion, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Aujourd’hui 100 % des betteraves à sucre, 100 % du colza et 95 % des choux sont des plantes mutées, pour ne citer que ceux-là. Pire encore, les micro-organismes utilisés dans l’alimentation comme des levures pour le pain et la bière, ou des champignons utilisés pour les yaourts, ou encore des micro-organismes activant la fermentation dans la vinification, sont déjà des organismes mutés aux États-Unis et sont à l’étude pour le devenir en France.

Lire l'article de Christophe Guyon dans le n° 144 page 62 de Rebelle-Santé (avril 2012).


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